vendredi 20 septembre 2013

débuts...

Par quel bout commencer ?

C’est un peu ce que nous nous demandons ce soir quand nous écrivons ce post…
Et bien commençons par le début : Notre arrivée à l’aéroport. Quand la porte s’ouvre sur ce hammam et qu’en une inspiration, on se rend compte que rien ne sera comme avant. A 20h, il fait encore 29°, nuit noire et taux d’humidité 80%, du genre qui rend la peau moite et collante aux sièges du pick up qui est venu nous chercher. On vous passe les détails de la livraison des bagages avec un tapis qui ne roule pas dans une salle bondée où nous attend déjà un bouchon de chariots.
Nous avons dormi le premier soir sur Cotonou dans la maison d’accueil des invités de la Saint Camille. Un lit pour les petits et un lit pour nous. Et cette literie toujours aussi humide. Nous avons vite dû oublier la notion même de lit parapluie, de turbulettes et autres objets de puériculture…
Nous avons décollé le lendemain matin direction Adjarra, à environ une heure de route, au nord de Porto Novo. Et c’était un vrai spectacle d’entendre les enfants : « regarde Noé, les motos comme il y en a plein ! et là, ils sont à 5 dessus ! ils transportent même des cochons ! Et là, la dame qui porte 100 kilos sur la tête, et le camion ; ils sont plein dedans! Et ils vont se faire mal à la tête si ils tombent sans casque !
Pendant que Côme émerveillé par tant de motos, s’exclamait sans interruption « Vrrrrrrooom, Vrrrooom ! ».

A Adjarra, nous avons découvert notre chez nous pour ces prochains mois. Nous vivons dans un pavillon avec 2 chambres, une salle d’eau et une salle de séjour privative. Nous partageons la cuisine et la salle à manger avec Stéphanie, sage-femme également volontaire DCC, Rosette, pas de Lyon car béninoise, qui tient le rôle de directrice du personnel de l’hôpital, et en journée, Clémentine, notre cuisinière, avec ses 2 enfants qui l’accompagnent, et tous les autres bien sûr qui viennent soit acheter de la glace (car nous sommes les seuls à avoir un réfrigérateur dans le village, commerce florissant !), soit vendre des tongs, soit sarcler, soit aider à l’entretien, amener de l’essence etc… et là, ça commence à faire…

De notre côté, c’est assez difficile de prendre nos marques dans ce quotidien où il nous faut réapprendre beaucoup de gestes : Pas de lait frais donc chocolat au lait concentré sucré, pas de desserts, douche au pot d’eau froide, coupures d’électricité où nos lampes frontales sont bienvenues ! (merci Hélène et Pascal), serrures à verrouiller avec quarante clés au porte clés, tongs à chausser, déchausser, rechausser, déchausser pour éviter d’amener cette terre rouge à l’intérieur, puis balayer puis se rechausser car on a oublié quelque chose à l’intérieur, puis se déchausser pour aller chercher les clés que l’autre a embarquées, puis rebalayer, se rechausser, aller chausser Côme qui voudrait plutôt marcher pieds nus, puis aller chercher les tongs d’Albin qui fait une colère et qui veut ses sandales dans le placard fermé à clés. Ah, au fait, les clés…
Bref, tout paraît finalement plus compliqué dans une simplicité et un dénuement  omniprésents… Et on n’a pas encore le logiciel adéquat pour interpréter toutes ces infos. Ca va venir.

On vous reparlera très vite du projet qui est vaste, de l’école où nous avons inscrit Noé et Albin, de notre 4*4, de la nourriture, et de la connexion internet qui nous ramène à quelques dizaines d’années en arrière, quand nous patientions 10 minutes avant de voir les lignes s’afficher une à une. Il nous manque juste ces tonalités si typiques du modem bleu ou blanc (celui qui avait 8 diodes qui clignotaient sur le devant…) Et d’ailleurs, si on veut poster ce message, on va essayer de ne pas le faire trop long. A très bientôt, et merci beaucoup pour vos messages qui vous rapprochent quand nous sommes loin…




mardi 17 septembre 2013

... mais bonne arrivée


Bonsoir ! Ca marche ! Il faut croire… Si vous lisez ces quelques lignes… Nous les envoyons effectivement d’Adjarra, Bénin. Quant à la connexion Internet. Mmmh…  Une heure pour envoyer ce post. On est désolés, mais nous enverrons sûrement plus du texte plutôt que du « média » comme on dit…

Ce soir, on teste voir si l’envoi marche. Prochainement, on ira plus loin dans la description. Nous continuons d’atterrir et d’encaisser ;-)
Le choc culturel est grand. Nous sommes bien petits…
Nous sommes en tout cas bien arrivés « chez nous ». Toute la famille se porte bien.

On pense bien à vous tous, on arrive à lire nos mails qui vous rapprochent tous. on a une ligne de portable qu'on peut vous communiquer par mail...

See you très vite!

Nous 5


vendredi 13 septembre 2013

Faux départ...

En fait, parce que ce serait trop simple, nous ne sommes pas encore sur le sol africain... 
Pourtant, ça partait bien...


Nous avons été refoulés avant hier au guichet avec notre quintal de bagages et les enfants devant le guichet d'enregistrement. (une erreur indépendante de notre volonté dans la réservation de nos billets "humanitaires"...).

Vous imaginez un peu le moral de la famille et l'ambiance (ajoutez à cela la fringale des enfants a jeun à 14:00.)

On a donc placé nos bagages en consigne et nous avons été recueillis par nos amis Hoppe (hop hop) qui se sont organisés illico presto pour nous chercher à Roissy et nous accueillir 48 h chez eux.  Des amis pour les enfants, une soirée TV "Django" inoubliable, des bons petits plats.
Une escale par hasard dans le Vexin, dans la ville même de Marines où notrechère  Mémé Prian a travaillé des années!

Un accueil mémorable qui nous place sûrement déjà dans l'ambiance de ce périple africain avec son mot d'imprévus, d'épreuves et de joies...

Là, nous écrivons de la salle d'embarquement à CDG après toutes les formalités de billets, de douane etc..
 Départ dans une heure donc. Et là, à part un séisme ou une tempête de neige, je ne vois pas ce qui pourrait nous retenir... On part! Enfin!

mercredi 11 septembre 2013

Sur le quai...


Une belle photo en contre jour et des au revoir aux cousins et à papy... A l'aéroport de Nantes  atlantique.
Derniers instants sur notre sol natal.

mardi 10 septembre 2013

Jour J

À bientôt sur le sol béninois pour de nouvelles aventures!
On décolle dans quelques instants...



jeudi 8 août 2013

Article

Belle surprise dans Ouest France, Obama et Poutine a côté de nous en première page...
Ça fait bizarre, on n' a encore rien fait et on n'est même pas partis, d'ailleurs on n'a ni billet ni visa aujourd'hui. On va peut être s'arrêter là, on a eu notre moment de gloire dans le journal local, c'est presque déjà un aboutissement...